Le ministre et la réforme des lycées
Le ministre de l’Education Nationale, Xavier Darcos lève le pied sur sa réforme des lycées qu’il comptait pourtant mener au pas de charge puisqu’elle devait entrer en application à la rentrée 2009. Il veut laisser “du temps au temps”, trouver des interlocuteurs (?) et enfin identifier les revendications (???).
Soit, nous en prenons note.
Mais, qu’en est-il du reste des réformes qui touchent l’Education Nationale ? Se veut-il pragmatique sur les lycées pour mieux faire passer la pilule sur le reste ?
En tant que parent d’élève, je suis en colère quand j’entends Mr Darcos se plaindre de ne pas trouver d’interlocuteurs “fiables” et de ne pas pouvoir identifier les revendications. Se peut-il que la bulle dans laquelle se trouve Mr Darcos soit si éloignée de nous, qu’il ne puisse plus rien entendre ?
Faut-il que les enseignants, les parents et les enfants de la maternelle et du primaire descendent quotidiennement dans la rue ou occupent les écoles pour se faire également entendre ?
Les inquiétudes sont pourtant claires pour qui veut bien se donner la peine de les écouter :
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Suppressions massives de postes alors même qu’au quotidien, sur le terrain, on voit bien, déjà, la difficulté d’avoir un remplacement,
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Suppression de la carte scolaire qui va voir une ruée d’inscriptions sur des établissements “côtés”,
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Les nouveaux programmes qui s’apparentent plus à du bourrage de crane qu’à la volonté de créer de futurs citoyens à l’esprit critique. Il est vrai qu’on nous prépare une génération qui n’aura même pas idée de descendre dans la rue quand arrivera l’heure du lycée !
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2 heures d’enseignement hebdomadaires supprimées depuis la généralisation de la semaine des 4 jours,
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La suppression programmée des réseaux d’aide aux enfants en difficulté et autres associations complémentaires de l’enseignement public. On nous jette de la poudre aux yeux avec l’aide personnalisée !
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Les attaques sur la Maternelle qui font craindre pour son avenir, au profit de “jardins d’enfants” qui seront uniquement fréquentés par les enfants dont les parents pourront se permettre cette dépense. Les autres resteront chez eux, devant la télé !
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Le mépris dont font l’objet les professionnels de l’enseignement.
Il est grand temps que nous ayons enfin un ministre plus soucieux de dialogue que de laisser son empreinte par une nouvelle réforme qui portera son nom.
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