Conseil Municipal du 02 juillet 2009

Petit tour de chauffe avant les vacances…

Ce soir en arrivant au conseil municipal, j’ai été surpris de constater que pour une fois il y avait foule dans la salle, plus de places dans les tribunes et des spectateurs assis sur les marges. D’habitude, les rangs de l’assistance sont disséminés, or ce soir c’est tout le contraire, certains conseillers municipaux ont sûrement devancé l’appel du soleil, du farniente et des apéros…

Cette affluence inhabituelle s’explique en effet par la présence du syndicat CGT des territoriaux de notre ville, mais également les jeunes membres du Conseil Municipal enfants.

Visiblement amène, le maire a voulu faire honneur à ces derniers en allant jusqu’à inverser l’ordre normal des délibérations, afin de montrer à ceux-ci comment se déroule le travail des conseillers municipaux. La suite nous dira si c’était une bonne idée.

Parmi les délibérations importantes votées à l’unanimité

Voici quelques exemples significatifs et pour lesquels le maire n’a pas manqué de faire remarquer le caractère exceptionnel du dispositif et uniquement disponible dans le cadre de la CUB à Pessac :

Premiers signes annonciateurs d’une de Conseil Municipal houleux

Deux délibérations, l’une portant sur la requalification de la médiathèque de Camponac en médiathèque Jacques Ellul et l’autre sur la mise en application d’un dispositif permettant de pérenniser le poste chargé des contrats d’aide à l’emploi (CAE).

Concernant la Médiathèque, Dominique Monnier pour le MoDem s’est étonnée que nous donnions pour la 2ème fois ce nom à une installation municipale, or il y a déjà une salle Jacques Ellul au Jean Eustache et, sans compter le coût financier qui n’est pas communiqué. Sylvie Trautmann s’est quant à elle interrogée sur la cohérence entre l’appellation de l’arrêt de tram « Médiathèque Camponac » et le fait de débaptiser ce lieu de culture qui s’inscrivait dans un quartier.

Concernant les CAE, Isabelle Ufferte pour le NPA,  s’est dite opposée à toute forme d’aide à l’emploi qui masque le plus souvent une façon détournée de disposer de compétences à peu de frais.

Pour la première question, le maire s’est fendu d’une réponse prétendant que l’opposition avait décidemment un problème avec la culture, puisque pendant la campagne électorale la liste « Agissons ensemble » avait dénoncé le coût faramineux du complexe Jean Eustache. Quant à la réponse de Monsieur Haurie à Mademoiselle Ufferte, elle a été plus qu’expéditive,  ne répondant pas à la question. Idem pour une autre question relative à l’attribution d’un espace commercial de 60m² pour 120 000 € pour lequel un conseiller municipal a demandé si une publicité avait été faite. Il lui a été répondu par le rapporteur qu’elle ne connaissait pas les modalités d’une telle attribution. Le maire a rajouté qu’il était tombé d’accord avec la requérante qui souhaite agrandir son espace commercial ! Drôle de manière de gérer et d’appliquer la loi, en l’absence de réponse.

Clou de la soirée

La fin du conseil municipal. Le maire donne une dernière fois la parole à la représentante NPA pour une communication exceptionnelle concernant les agents territoriaux, raison pour laquelle ils étaient présents en nombre ce soir. Nous comprenons rapidement qu’un conflit interne au CCAS, responsable du dispositif d’aide à domicile surgit dans l’hémicycle du conseil municipal. En effet, la récente modification par le Conseil Général du cahier des charges portant sur la prise en charge des personnes âgées à domicile et sur l’augmentation de l’amplitude horaire, la continuité de services, la qualification du personnel,  ne convient pas à une certaine catégorie du personnel qui craint d’être licencié en cas de refus des nouvelles règles. Pour une majorité, si attachée à la concertation et au respect des droits des salariés, c’est sûrement une chose inédite, mais passons sans pour autant oublier de faire le parallèle avec les restructurations actuelles dans le secteur privé dues à la crise ou pour les besoins de gains de productivité.

Pour les convaincus que la gauche est encore le référent politique pour entendre les revendications des travailleurs, il eut été intéressant d’écouter la réponse de monsieur Haurie qui était littéralement outré et gêné de devoir répondre à de telles revendications dans l’hémicycle.

A noter également que, contrairement au Règlement Intérieur du Conseil Municipal, Melle Ufferte n’a pu faire valoir son droit à reprendre la parole après la réponse de la majorité.

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