La mariée était trop belle…
Presque 4 mois depuis les résultats des municipales à Pessac…
Nous avions beaucoup espéré de notre alliance avec l’équipe de Franck Raynal. Nous avions un programme commun, uniquement dédié à la gestion de notre ville, en dehors de tout esprit partisan. Nous semblions sur la même longueur d’ondes.
Au bout de 4 mois nous pouvons tirer un premier bilan :
- Le poste d’élu de l’opposition à la CUB (où se prennent de nombreuses décisions qui toucheront les pessacais) ayant été promis à 2 personnes simultanément, le plus fort l’a emporté,
- Nos propositions systématiquement rejetées sous prétexte de devoir se plier à l’avis de la majorité, que nous n’aurons jamais,
- Un travail en collaboration qui n’en a que le nom,
- Des prises de position en faveur de la politique du gouvernement, que nous ne pouvons cautionner et auxquelles nous sommes forcément associés,
- La désignation des grands électeurs en vue de l’élection des sénateurs : suite à l’annonce du MoDem de ne pas faire liste commune avec l’UMP au niveau national, la parole donnée a été reprise et le MoDem renvoyé à son statut de minorité.
- Le principe du «vous avez juridiquement tort car vous êtes politiquement minoritaires» qui fût dénoncé lors de la campagne semble pourtant de mise.
Pouvions-nous tout oublier ? Pouvions-nous tout accepter ? Pouvions-nous continuer ainsi pendant 6 ans ?
Bien sûr que non !
Plutôt que de devoir subir, nous préférons agir.
Plutôt que de nous opposer, nous préférons proposer.
La vie de la cité
Le 20 mai dernier Monsieur le Maire recevait la fédération des syndicats de quartiers de Pessac pour présenter les nouveaux élus de la majorité et préciser le rôle de la fédération.
Nous avions dénoncé ici même la mise à l’écart de l’opposition, quelle qu’elle soit.
Mais cette injustice a été réparée. A l’initiative de Sylvie Trautmann, la fédération a rencontré nos nouveaux élus et ils ont pût prendre connaissance de l’action de la fédération.
Merci à Mme Trautmann et merci à Mr Lestyneck, président de la fédération des syndicats de quartiers.
Citoyens responsables
Le dispositif bonus-malus que le gouvernement a mis en place sur les véhicules risque de coûter cher.
Le principe était pourtant simple : les véhicules les moins polluants bénéficient d’un bonus financier, les véhicules les plus polluants d’un malus.
Outre le fait que ce dispositif privilégiait les petites voitures et que la moindre berline familiale faisait, elle, l’objet d’un malus, il avait au moins le mérite de sensibiliser les acheteurs sur les rejets de CO2.
Comme de bien entendu, on nous assurait que ce dispositif serait autofinancé. Les prévisionnistes s’étaient sûrement basés sur les chiffres des ventes mais sans vraiment croire que ces incorrigibles français allaient changer leurs habitudes.
Ils en sont pour leurs frais, et nous aussi par la même occasion ! Ce dispositif marche tellement bien que les ventes des voitures les moins polluantes ont fait un bond de 40% pendant que les plus polluantes ont chuté d’autant. Du coup, la facture pour l’état va s’élever à au moins 200 millions d’euros pour la seule année 2008.
Mauvaise nouvelle quand on sait que les caisses sont vides…
Rien ne change…
Ce soir, Mr le Maire et son équipe de la majorité municipale recevaient les représentants de la fédération des syndicats de quartiers de Pessac.
Ce soir, presque 40% de la population pessacaise qui n’a pas voulu cette majorité a été ignorée.
Le dernier qui parle n’a pas forcément raison !
Lors du dernier conseil municipal du 15 mai dernier, le public présent a pu assister à un déni de démocratie (un de plus !).
Mr le Maire a souhaité politiser la séance en se positionnant dans le conflit qui oppose les enseignants au ministre de l’éducation nationale.
Même si je partage ses vues, il me semble que le conseil municipal n’est pas le lieu de ce genre de débats.
Notre élue, Kédidja Kaddour, est intervenue pour dénoncer les suppressions de postes, mais également pour demander à Mr le Maire d’engager, enfin, une réflexion sur le service minimum d’accueil les jours de grève.
Plutôt que de répondre sur le fond, Mr le Maire a préféré interpeller Mme Kaddour pour affirmer qu’elle prenait des positions contraires à celles de François Bayrou !
Et comme, dans la majorité actuelle, c’est le dernier qui a parlé qui a raison, il a clos les débats sur cette remarque sans même lui donner un droit de réponse.
Alors, de deux choses l’une : soit Mr Benoit n’a pas écouté l’intervention de Mme Kaddour, soit il est ignorant des propos de François Bayrou.
Vendredi 21 mars…
Vendredi 21 mars, les enfants de maternelle et de primaire n’auront pas classe l’après-midi. En effet, par décision du Ministère de l’Education, les conseils de maîtres devront se réunir afin de discuter des programmes de l’année prochaine. J’ai dû mal entendre, mais je n’ai pas entendu le Ministre exiger la mise en place d’un service minimum ! Est-ce parce que, ce jour là, la gêne occasionnée aux parents ne sera pas causée par une grève, mais bien par une décision ministérielle ?
Plutôt que de faire reprendre à nos enfants l’école un mercredi à la sortie des vacances d’hiver, pourquoi ne pas avoir banalisé cette journée ?
Une mauvaise nouvelle n’arrivant jamais seule, la mairie a décidé de fermer les écoles à 11h30 ce jour là. Ce qui signifie qu’il n’y aura pas de restauration scolaire. Les parents qui travaillent apprécieront !
Pourquoi la mairie ne maintient-elle pas le service de restauration, comme dans d’autres communes, ce qui permettrait aux parents qui travaillent de ne perdre qu’une demi-journée ?
C’est pas sérieux…
Mercredi 20 février, salle du Chiquet, réunion publique du candidat socialiste Jean-Jacques Benoit.
Grande annonce de sa part : la Calendreta, école occitane qui se situe avenue de la Paillère, a déménagé sur son nouveau site, dans le quartier du Chiquet ! Formidable !
Je dois vraiment avoir des visions, mais le vendredi suivant, en passant avenue de la Paillère, j’ai vu des enfants dans les locaux de la Calendreta ! Qui sont-ils ?







